lundi 24 mars 2008

Samain

Sous le ciel étoilé, je m'étais agenouillée,
près de ce chêne que j'ai toujours choyé,
au creux de ses racines, je m'y sentais protégée.

A l'ombre du soir couchant, je m'étais mise à prier, regard posé sur le soleil mourant,
j'écoutais la nature qui m'accompagne,
sous le chant des feuilles volantes, j'étais recouverte de cette parure d'or.

Monde du bas, où les esprits viennent à nous,
à cet endroit là, je sentais les portes s'ouvrir,
tout semblait ne plus bouger le souffle coupé, ils arrivaient.

A l'abri de mon cercle, je pouvais les écouter,
dans une danse effrénée chacun d'eux nous taquinait,
virevoltant, esquissant des pas d'une danse oubliée.

Ils étaient tous là, ceux que j'avais aimé et ceux d'un lointain passé,
la nuit n'était pas prête de se terminer,
le temps s'était comme arrêté sentant l'heure du départ approchée.

Nul ne fut oublié, j'attends le jour où je pourrai à nouveau les croiser,
ce jour prochain, loin d'être demain,
viendra et ce sera la prochaine Samain.

0 commentaires: