samedi 26 juillet 2008

L'Echo de la Terre

(A toutes mes collègues de bureau...)


Le souffle du vent
emporte les nouvelles
de celles qui vivent au fond du désert.

Enfants de la Terre,
ces filles chantent les aventures de leurs pairs
tout en dansant sur un rythme altier.

Fières d'être mère,
voyageuses et guerrières,
elles sont de la lignée des touaregs.

Toujours accueillantes,
ces femmes aimantes
nous enchantent par leur vie errante.

Leurs enfants, tous des garçons,
habillés comme des paons,
dès l'âge de raison montent leur propre étalon.

Même les hommes, brunis par les éléments,
ont entendu les paroles du vent
et ont entonné le chant.

Ceux-ci ne les empêchant pas,
de protéger le clan,
ainsi que les habitants du campement.

Le vent est venu, et leur à raconter,
sans même l'avoir vu, que le dernier était né.
Tous l'ont su, car le bébé s'était tout de suite mis à crier.

Après cette longue haleine,
son père l'appela Yuften
car cet enfant était fluet
et maigrelet.

Ainsi pour le consoler,
le vent berça l'enfant
comme le ferait la mer avec le gréement
tout doucement sans grand mouvement.

Rien n'est perdu,
la voix s'est tue,
emportant avec elle son message par le vent.
Silencieuse comme l'empire de Mû,
elle reviendra plus tard pour un autre nouveau né,
féliciter à nouveau les heureux parents.

En toute liberté...


Vous qui me lisez
sachez que j'ai le coeur gaie,
sachez que cette année sera une belle année,
que certains appellent année sacrée.
Sachez que j'aime la vie,

Rien n'est finit
tout commence ici.
Comme le dit si bien Roméo à sa bien aimée,
nous on vit l'amour,
nous on vit à deux,
à quoi ça sert d'être sur la Terre si c'est pour y vivre malheureux.

Le temps m'inspire,
ma peau respire,
l'air est comme un soupir
qui cherche à se lover au creux de mes tourments.

C'est avec sourire,
que je me lève ainsi tôt en bonne compagnie.
L'aube se lève nacrée comme une perle,
offrant à celui qui l'épie,
un baiser très léger.

C'est avec joie,
que j'arrive à midi avec cris et joies enfantines,
pour prendre le temps de me regarder grandir,
sans pour autant manger la Pomme de l'arbre de l'ile sacré,
pour trouver un gout du pêché sans l'avoir gouter.

C'est avec amour,
que j'arrive au soir avec calme et sérénité que l'âge m'impose,
pour perdre mon regard dans l'océan de la nuit,
donnant ainsi liberté à mon âme de s'exiler
pour lui permettre de contempler le ciel étoilé,
afin peut être d'y chercher une précieuse clé.


Vous qui me lisez,
n'oubliez pas de croire
en vous,
n'oubliez pas de voir
malgré vos peurs,
n'oubliez pas de revenir
sur vos erreurs,
ainsi vous vivrez sans regrets tous vos instants,
comme savent le faire les amants,
pour ne faire qu'un avec le Temps.

Ce petit être là

Elle était née, il y a plusieurs mois.
c'était en automne dernier, pas celui de cette année, mais celui avant l'hiver passé.

Je l'avais eut auprès d'une âme,
cette dame ne pouvait la garder,
car seule elle aimait s'occuper.

J'avais vu avec plaisirs cette portée où trois femelles avaient partagé leur lait tout comme leurs petits.

Seule, dans l'ombre, loin de la nichée,
elle souhaitait rester.

Je suis tombée amoureuse de ce petit être...les enfants cette année là, avaient demandé au père noel un animal de compagnie.
Plus de chat ni de chien ne pouvions choisir à cause de certains voisins...

Cette année qui commença par un A : nous lui avons choisi alors nom d'une déesse.
"ATHENA"

Pour qu'en elle, la force, le caractère et la beauté lui soient données comme le voeu des fées.

Athéna fut le nom qu'on lui trouva...

Les mois suivirent et nous aprimes à vivre avec elle, à ne plus se passer même pour un week end d'elle.

Nos coeurs se déchirèrent quand nous dûmes pendant nos congès la laisser à une gardienne mais elle apprécia cette échange pour piailler avec ses congénères.

Là, depuis peu...une semaine ou deux...
elle malgré son grand age, 25 ans (en age d'humain), 1 an en age physique de notre temps...avait changé. Nous savons tous qu'au maxi un hamster vit 4 ans, mais là, cela nous semblait si court au niveau temps.

Ne mangeant que très peu ses graines, se contentant de son foin et prennant beaucoup plus d'eau qu'à son habitude...
devenant moins énergique, attentive, je vis une grosseur pointer près de son anus...
Après le week end, je décidais de suite de trouver un véto, les vacances scolaires n'aidant pas, je ne pu qu'en consulter un ce mardi soir, le soir de Samhain...

le verdict tomba après la consultation : Athéna a une tumeur et ce véto ne peut rien faire pour elle. Certes au moins, elle a été franche. Elle voulu me rassurer en me disant qu'il ya des possibilités que la tumeur tombe.

Bref, mes sens me disaient qu'il n'y connaissait pas grand chose en hamster et préféré à priori les plus gros gabari : chien, chat...

Mon sang ne fit qu'un tour, et prenant mon annuaire à 18h du soir, je consultais les cliniques...qui pour la plupart avait fermé en cette période de vacances scolaires ou étaient sinon débordées par l'afflut des animaux que leurs jeunes maitres apportaient soigner : bilan, test, vaccin avant voyage de fin d'année...
bref, l'heure tournée et moi je craignai de plus en plus pour elle.
Vint un miracle, une clinique normalement pour chat où j'avais était cliente quand j'habitais la ville.

J'eus directement le vétérinaire qui me dit d'un air gentil et sérieux, attentif "en quoi puis je vous être utile" ?

En un trait je lui ai posé la question ? avant de raconter mon soucis... êtes vous spécialiste des hamsters ? êtes vous un vétérinaire référencé NAC ?

il me répondit "oui" ! ALors, j'ai crié...c'est vrai, vous ne vous moquez pas de moi ?!
Il paru surpris et je lui ai donc confié mon parcours du combattant après une douzaine d'appel qui me permirent d'arriver jusqu'à lui.

Toujours d'un air sérieux, confiant, il me dit : oui cela me semble assez urgent !
vendredi est ce que cela vous va ?!

je lui ai dit oui ! qu'importe l'heure ? je m'arrangerai...
alors toi journal, et vous qui me lisez sachez que Athéna va se faire opérer demain à 8h pour sortir (si tout va bien) d'anesthésie à midi, et j'irai la récupérer à 17h après mon travail.
le toubib m'a dit aussi qu'il y a des risques, que le stress, la dose d'anésthésie...l'odeur du lieu...bref qu'il y a des possibilités pour la petite ne revienne pas.
J'en suis consciente mais au moins je me dis qu'au moins j'aurai essayé,

voilà, journal,
ma pensée,
point de mots sur ce qui s'est passée à Samhain,
juste ces mots ci pour "elle", ce petit être si petit, fragile mais qui compte beaucoup pour nous tous ici.

Le Point

Point du Cercle,
toi qui est au creux de la sphère,
toi qui est l'atome de vie,
toi qui est le centre unique.

Un si petit point qui crée :
des cercles à l'infini,
l'échelle du temps défilant le long de notre vie,
les saisons qui à chaque passage nous vieillissent.

Point lié à un grand tout :
qui créé une ligne, un arc, une forme,
qui donne l'impression d'être si petit et si fragile malgré la grandeur de ce point.

Cumulé à d'autres points :
donne un lien de force,
donne la magie créatrice de formes,
donne l'énergie qui émane de ces symboles.

Point relatif à la gréomêtrie mais aussi à l'écrit,
Point de fin de cession, où le ton baisse par respect des émotions,
Point d'interrogation où l'on se questionne sur le pourquoi et le comment,
Point d'exclamation où parfois l'on crie, s'exprime par impatience ou impuissance.

Voilà, nous pourrions en débattre sur le point,
mais je vous dirai juste ceci :
"A point c'est tout..."
LE CERCLE

Forme qui tourne dans notre quotidien,
tôt le matin,
à l'heure de midi,
tard le soir,
par delà Minuit.

Ce cercle qui nous donne une base pour se situer dans le temps :
par la naissance de l'enfant,
par la quête du questionnement par l'adolescent,
par la maîtrise des bases pour fonder un clan,
par l'acquisition de la sagesse à un temps bien reculé.

Présent dans le temps, on le trouve au creux de la roue :
celui du printemps où tout s'éveille,
celui de l'été où l'on récolte les fruits parfumés,
celui de l'automne où l'on fait ses réserves,
celui de l'hiver où la nuit se fait l'égal du jour, où la mort fait ses récoltes pour un moment.

Cercle présent autour de nous et qui nous illumine tout au long de notre vie :
celui de la Lune
celui du Soleil
celui des Etoiles
celui de notre Terre

Cercle également de force où unis par la main on y trouve :
amis
familles
clans
et tous les êtres qui vivent sur Terre

Cercle qui éveille également nos sens :
par l'Ouie,
par l'Odorat,
par la Vue,
par le Toucher

regardez vos Cercles
vous y trouverez tout autant d'images que les miennes, voir plus



Imbolc

L'heure de l'hiver allait cesser,
afin de permettre au printemps de s'éveiller.
La nature peu à peu se levait,
les soirs, dorénavant, allaient s'allonger.

La Lune de son pâle reflet,
éclairait ainsi ses pieds,
Blanc comme le lait,
ce corps vers le ciel ainsi s'élançait.

Je m'étais approché de ce bouleau,
donc le corps reflétait la paleur de cet astre qui s'élevait vers le haut.
Ces racines parcouraient l'herbe mouillée ,
comme des doigts de fée.

Tendant ses bras vers le ciel étoilée,
de part et d'autre, écartant ses doigts éfilés,
pour atteindre la Lune devenue rosée,
car l'heure du rituel allait bientôt sonner.

Ainsi Imbolc murmurait à tous son arrivée,
Imbolc bénissant la venue des nouveaux-nés,
Imbolc lèger comme une caresse,
Imbolc donnait fête en l'honneur de la Déesse.

Perle d'eau

Perle d'eau

La lune argentée avait choisit de pleurer
quelques larmes tant recherchées,
par ceux qui unis avec la Terre sont ses messagers.

Larmes devenues biens précieux,
nectar de vie chargé d'énergie,
bénis par l'Unique...

Lune, il est pour toi, temps de t'en aller,
le soleil s'est déjà préparé,
prêt à reprendre sa course d'une journée.

Le cercle s'est formé,
formant ainsi un corps chargé,
les mains ainsi levées t'attendaient...

Et comme un murmure, le ciel s'est éclairé,
la nature s'éveillait entre pépiement du roitelet ou les bruissements des insectes prêts à bosser,
au travers des brumes matinales, tu t'es levé.

Te voilà ami Soleil, ce matin là, simplement je t'attendais,
tes premiers rayons m'ont caressé,
afin de m'apporter amour et bonté durant cette nouvelle année...

Et là, m'étant isolé, j'ai sentit mes sens s'émerveiller,
sur un lit de verdure, seul et solitaire ton cadeau m'attendait,
du bout des doigts, je l'ai effleuré,
portant ainsi à mes lèvres cette perle de rosée.