lundi 22 novembre 2010

Gui mon ami

Seul ou en fratrie,
tu t'installes au gré de tes envies.
Sans odeur, objet de porte-bonheur,
tu attends là comme un veilleur.

N'hésitant pas pour voyager
à nicher dans le bec du roitelet.
Celui-ci virevoltant sans quête
te laissera sur le lieu de son déjeuner.

Jadis, à ce que les écrits disent :
tu étais le roi d'une longue nuitée.
Les anciens t'honoraient et te préparaient,
pour que plus tard ton baume puisse guérir.

Toi le Gui qui attend d'être cueilli,
par les mains graciles d'une jeune fille.
Lors d'une longue nuit de lune givrée,
où grâce à cet effet, une nouvelle robe te seras donnée.

Malgré cela, à ce moment là, personne n'aura entendu
ni n'aura vu verser tes larmes de douleurs.
Sous prétexte que tu dois perdre au nom d'un rite,
la vie car la plupart disent tu n'es rien qu'un parasite.

Oui Gui, mon ami,
faut-il encore cette année t'ôter la vie ?
Sous prétexte d'anciens rites oubliés,
dont on omet de nos jours la contrepartie.

Toi, qui brille dans la nuit,
Écoute mon chant qui t'es destinée.
Car cette année, je te laissera là,
sur l'arbre de ton choix.

Gardant pour moi, ce souvenir merveilleux,
d'un sourire de toi dans mon âme.
Esprit gardien des cieux, guide moi
et protège moi jusqu'à la "Porte des Dieux".

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